dimanche 25 juillet 2010

Stop, Revive, Survive

Boum ! Boum ! Boum ! Ah je crois que ça tape sur le van. Quelle heure? 6H10, hum ça pique. A Byron Bay, au milieu de tout ces van et devant l’école, pas étonnant. C’est le ranger qui réveil tout le parking, pas le droit de camper la, patatipatata. On se balade un peu au lever du soleil, fait pas encore très chaud, puis petit-dej. Et on s’est résigné à aller dans un camping parce que se faire réveiller le matin c’est chiant.

Et comme l’endroit est sympa, on a prend 2 nuits direct, on est des foufous. A peine installé on a commencé, je ne sais pas pourquoi, à nettoyer et ranger tout le van ! Poubelle les trucs inutiles, les trucs cassés, la moquette moisie qu’il restait. Voila, 2H plus tard, tout est propre à sa place, il commence à faire bien chaud, on va surfer. C’est toujours aussi blindé, mais y’a encore moins de vagues. Et c’est la que tu peut confirmer ce que tu savais déjà : les surfeurs, une fois dans l’eau, c’est quand même pas mal des connards. C’est un gros truc d’individualiste ou les mecs s’engueulent et se lancent des regards agressifs tout le temps. Bon finalement on s’amuse un peu, même si c’est pas le top de la vague.

On rentre au camping se laver et prendre un petit apéro, ce vendredi soir au programme c’est party night dans Byron, également connu pour sa vie nocturne. Alors qu’on mange dans la camp kitchen, on rencontre Wahid, un français ultra cool, bien bavard avec un coté crevard marrant, et 2 hollandais, René et Willam, bien marrants aussi. Ca tombe bien ils ont aussi prévu de sortir, allons y ensemble, et puis une soirée en anglais ne nous a jamais fait de mal. On s’est baladé de bars en boites, tournées après tournées, sans jamais se faire recaler : et ouais ici en boite tu croise des mecs bien roots avec un bonnet, ça nous change de notre dernière soirée à King Cross.
Le lendemain journée horizontale, standard ! Bronzette, puis gros barbec avec les 3 autres lurons, et on a finit a l’ancienne, au camping, en rencontrant des 16yo australienne, trop jeuuune !

Le dimanche matin c’est départ, on s’active, check-out à 10h, on est a la bourre comme d’hab, ça sera 11h en fait. On prend la route en direction des montagnes, en route pour Nimbin ! Alors Nimbin pour vous situer le truc, c’est très “green”, c’est une ville mythique de l’Australie, soit-disant la ville des hippies par excellence. Bon effectivement quand t’arrive ça fait bien roots. C’est tout petit (y’a 2 rue quoi) mais la-bas tout est tourné vers le cannabis. Que des boutique qui te vendent des vêtement en chanvre et des ustensiles divers. Et dans la rue un mec chelou tous les 100m qui te dit “cookie, marijuana”. Des dealers quoi, des vieux roots a dreads, des abos et aussi des petits enfants de 10 ans. Bon au final c’est un peu glauque, on s’attarde pas des masses et on repart.

Sur la route, petit détour par le Mt Warning National Park. Le Mt Warning ça fait 1100m de haut et le sommet est le premier point de l’Australie touché par le soleil. Un sentier de rando permet d’y monter, 9km aller-retour, 5h. Bon “piece of cake” comme dirait l’autre, on prévoit ça pour le lendemain et on passe la nuit dans le bled du coin. On y rencontre des mecs (dont un français) en route pour le Mt Warning, il vont au somment admirer le levé du soleil, départ de la rando à 3h30. Ahah très peu pour nous, on est des larves, on attendra la journée nous.
10h, on arrive en bas, bien équipés (pour une fois). Comme par hasard le temps se couvre alors qu’on a pas vu un nuage depuis des jours. C’est parti pour 4,5km d’escalier en pierre qui te donne chaud et un bon mal de cuisses au milieu de la forêt tropicale. Ca se termine quasiment par de l’escalade avec une chaine sur le coté pour s’aider.
Arrivé en haut, t’es quand même super fier, et la il commence a pleuvioter, standard. On arrive quand même a voir tout le paysage, de Byron Bay jusqu’a Surfers Paradise au nord, au milieu des dindons qui se promènent. Pfiou on voit loin, c’est de magnifique. Hop dégustation de sandwich et c’est parti pour la redescente; l’impression que c’est encore plus long que la montée. Sur le chemin le ciel se dégage, arrivé en bas, grand ciel bleu, ahah c’est bien nous ça !

Après cette expérience éprouvante on est revenu sur la côte, un peu au dessus de Byron et on a continué, jusqu’a arriver aux ville jumelle de Tweed Heads – Coolangatta, frontierre entre le New South Wales et le Queensland, et nle début de la Gold Coast allant jusqu’a Brisbane. Bon la tout de suite le béton s’est fait sentir, y’a des grand immeuble un peu partout, ça sent le tourisme a plein nez. On passe par Point Danger (ainsi nommé par le Capitaine Cook en raison de ses récifs dangereux, oui je m’instruit) et par Kirra beach, une des plages de surf les plus connues, mais qui quand on arrive ressemble plus au lac d’Annecy tellement c’est plat. Bon ben du coup on va continuer sur la Gold Coast, et la plus on avance, et plus ça sent le tourisme : Palm Beach, Miami Beach, Mermaid Beach et enfin le point ultime, Surfers Paradise. Oui il y a bien une ville qui s’appelle Surfers Paradise. Bon ben une fois la t’as bien ce à quoi tu t’attendais : des grands buildings, des boutiques partout, des parcs d’attractions, et des bars et boites (et normalement des vagues mais la non). En gros tout pour te faire dépenser du fric pendant tes vacances, genre la comparaison avec Benidorm (pour ceux qui connaissent :p) est très facile. Et comme on est pas blindax, ben on se tape un Hungy Jack’s, on visite et on se casse. Oui mais vous inquietez pas, on reviendra ! Ouais parce que Surfers Paradise c’est une des dernières villes avant Brisbane. Et comme on va pas aller se faire chier 3 semaines à Brisbane en attendant les 2 loustics (oui parce que Brisbane ça peut être sympa, on y connait deja le Boetard, mais bon pas 3 semaines quoi), et bien on a décidé de faire demi-tour et d’aller se poser un peu. Et hop pour changer on roule vers le Sud, direction Byron Bay !

Le surlendemain nous revoilà à Byron, cette fois ci le soleil est vachement moins présent. On s’installe dans un camping collé à la mer et envahi par les dindons. Les dindons c’est trop des crevards, ils viennent dès que tu bouffe et quand t’es pas la ils fouillent dans tes affaires, on y a perdu des cocoa puffs ! Et on s’est bien fendu la gueule quand on les a vu déballer tous les sacs des voisins !
Rach est allé surfer après s’être rasé la tête (je garde la touffe pour l’instant, on verra plus tard), moi j’ai pas trop la motivation, c’est pas très gros ces vagues, y’a moyen de se faire chier. A la place j’en profite pour me poser et écrire quelques cartes postales. Et si vous saviez le temps qu’il faut pour écrire quelques malheureuse cartes postales ! Il m’a fallu jusqu’au magnifique coucher du soleil au dessus des montagnes. Bref ce fut une journée calme, sans se presser, pour changer.

Le jour d’après la mer c’est plus du tout la même, des gros rouleau qui déroulent sans temps mort, huum ! On y va tôt, vers 11h (oui c’est tôt), dans l’eau c’est blindé, tout le monde est de sortie malgré la pluie qui démarre. Ca n’en reste pas moins une bonne session avec de bonne grosses vagues et sur la fin un défilé de dauphins en pleine chasse. Ils sautaient et surfaient un peu partout juste à coté à la poursuite d’un banc de sardines, j’ai pris la même vagues que plusieurs d’entre eux, si j’avais tendu le bras j’aurais pu les toucher. Après ça t’a les yeux qui brillent ! Y’a pas à dire les dauphins c’est plus cool que ces blaireaux de surfers :)
Le lendemain, après une nuit d’orage, rebelote mais avec encore plus de monde parce que c’est samedi et qu’il fait beau donc c’est pas terrible au final. En plus me suis fait éclaboussé par un dauphin qui passait par la, enfoiré !

Et aujourd’hui, après cette petite pause à Byron, nous re-repartons vers le Queensland, peut-être s’arrêter dans un parc national sur la route, ou sur les vagues de la Gold Coast si y’en à cette fois.

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